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Accueil Actionnaires & Investisseurs > Etre actionnaire > Fiscalité patrimoniale
Les indications ci-dessous sont applicables aux distributions mises en paiement en 2011 (dividendes servis au titre de l’exercice 2010, pour la déclaration de revenus déposée en 2012 et l’impôt dû en 2012).
Les dividendes distribués doivent être portés sur la déclaration de revenus à laquelle doit être joint le double de la déclaration fiscale qui a été fourni par l’intermédiaire financier. Lorsque les actions sont françaises, ou étrangères à la condition que la société distributrice ait son siège dans un Etat de l’Union Européenne ou ayant conclu avec la France une convention en vue d’éviter les doubles impositions(2), le contribuable peut choisir entre deux modalités de taxation :
Le taux du PFL est de 19%, soit 32,5% pour les dividendes perçus à compter du 1er octobre 2011 (au lieu de 31,3% pour les dividendes perçus entre le 1er janvier 2011 et 30 septembre 2011) avec les prélèvements sociaux. Ces taxes sont dues sur une assiette constituée par le montant des dividendes distribués, sans prise en compte des droits de garde ni application d’aucun abattement. L’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire est portée à la connaissance de l’établissement payeur établi en France au plus tard lors de l’encaissement du dividende. Cette option doit en principe être signalée pour chaque encaissement.
En cas de choix du barème progressif, l’imposition s’articule comme suit :
N.B. L’exercice de l’option pour le PFL sur certains dividendes interdit au contribuable de bénéficier des abattements annuels au titre des autres dividendes perçus la même année. En outre, le régime du PFL exclut le droit à une déduction partielle (5,8%) de la CSG.
Les prélèvements sociaux sur les dividendes sont prélevés « à la source » par l’établissement payeur, quelle que soit l’option retenue par le contribuable (PFL ou barème progressif). Lorsque le contribuable choisit l’imposition au barème progressif de ses dividendes perçus et éligibles à l’abattement de 40%, il doit reporter leur montant sur sa déclaration n°2042, dans les zones indiquées sur le document d’aide à la déclaration que lui adresse son intermédiaire financier. Le montant de la CSG déductible est ensuite calculé par l’administration. Il est reporté par elle sur la déclaration de revenus préremplie que reçoit le contribuable, l’année suivante.
Dans le cas particulier où les dividendes sont versés entre l’exécution de l’ordre de bourse et le dénouement de l’opération, l’acheteur est considéré comme actionnaire dès le jour de l’exécution de l’ordre pour l’application de l’abattement de 40% ou le PFL (même s’il ne devient juridiquement actionnaire qu’au dénouement de l’opération).
Le régime d’imposition est le même, que l’actionnaire opte pour le paiement en numéraire ou pour le paiement en actions, quand cette dernière possibilité existe.
(1) En l’état de la législation à la date de parution.
(2) Depuis le 1er janvier 2009 et pour les sociétés établies hors de l’Union Européenne, la convention doit contenir une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale. Il doit s’agir de sociétés passibles de l’IS ou d’un impôt équivalent pour les sociétés étrangères, ou de sociétés soumises sur option à cet impôt.
(3) Cette augmentation s’applique :
- à compter du 1er janvier 2011 pour les revenus du patrimoine mentionnés à l’article L.136-6 du code de Sécurité Sociale (par exemple, les plus-values de cession de valeurs mobilières, gains de levée d’options pour les titres issus de l’exercice d’options sur titres, gains d’acquisition pour les actions gratuites,…).
Rappelons que les prélèvements sociaux dus sur les revenus du patrimoine sont recouvrés par voie de rôle, d’après les éléments portés par les contribuables sur la déclaration des revenus l’année suivant la perception de ces revenus.
- à compter du 1er octobre 2011 pour les produits de placement mentionnés à l’article L. 136-7, I et II du code de Sécurité Sociale (par exemple : les dividendes, les produits de placement à revenu fixe, gain net épargne salariale/PEE…).
Sauf mention contraire, les indications ci-dessous sont applicables aux plus-values de cession réalisées à compter du 1er janvier 2011 (pour la déclaration de revenus déposée en 2012 et l’impôt dû en 2012).
La plus-value nette (différence entre le prix de cession - net de frais et taxes - et le prix d’achat - majoré des frais d’acquisition -) réalisée à l’occasion de la cession d’actions doit figurer sur une déclaration spécifique (n° 2074) annexée à la déclaration de revenus (le contribuable peut être dispensé, sous certaines conditions, de déposer cette déclaration, si son ou ses intermédiaires financiers lui fournissent le détail de ses plus-values réalisées).
La plus-value est taxée au taux global de 32,5% (au lieu de 31,3% en 2010) qui comprend, outre l’impôt sur le revenu proprement dit (taux forfaitaire : 19%), les prélèvements sociaux pour un total de 13,5% au lieu de 12,3% (cf. page précédente).
Par ailleurs, les plus-values réalisées à l’occasion d’opérations d’échange de titres (OPE), de fusion, de scission ou opération assimilée, ouvrent droit à sursis d’imposition ; selon ce dispositif, la déclaration des plus-values ne se fait qu’au moment de la cession ultérieure des titres reçus à l’échange. Le montant de la plus-value à déclarer sera donc égal à la différence entre la valeur des titres obtenus lors de l’échange, et la valeur initiale d’acquisition des actions apportées à l’OPE.
Les plus-values de cessions de valeurs mobilières et de droits sociaux sont imposables dès le premier euro de cession tant au regard des prélèvements sociaux que de l’impôt sur le revenu.
Les donations vous permettent de transmettre des biens meubles -dont les actions- et immeubles.
Ces donations bénéficient, tous les six ans, d'un abattement de 159 325 euros (par parent et par enfant) lorsqu'elles sont consenties aux enfants ou aux parents. Les donations entre époux et entre partenaires d'un PACS bénéficient d'un abattement de 80 724 euros. Les donations entre frères et soeurs ouvrent droit à un abattement de 15 932 euros.
Pour les dons aux neveux et nièces, l'abattement est de 7 967 euros. Les donations consenties par des grands-parents, quel que soit leur âge, à leurs petits-enfants ouvrent droit à un abattement de 31 865 euros. Celles consenties par des arrière-grands-parents à leurs arrière-petits-enfants bénéficient d’un abattement de 5 310 euros.
Outre les abattements dont bénéficient les intéressés, les dons de sommes d'argent, faits avant l’âge de quatre-vingts ans par des grands-parents et des arrière-grands parents à leurs petits-enfants ou arrière-petits-enfants sont exonérés dans la limite de 31 865 euros. Les dons faits par les grands oncles et grandes tantes avant l’âge de quatre vingt ans à leurs petits neveux ou petites-nièces venant en représentation de leur auteur sont exonérés sous cette même limite de 31 865 euros, mais en cas de pluralité de bénéficiaires, ce plafond se divise entre eux. En revanche, lorsque ce don est consenti par un parent à un enfant, ou par un oncle ou une tante (sans enfant, petit-enfant ou arrière petit-enfant) à un neveu ou une nièce, l’exonération du don d’argent à concurrence de 31 865 euros n’est possible pour ces donateurs parents, oncles et tantes, que s’ils sont âgés de moins de 65 ans au jour de cette donation.
Les bénéficiaires des dons de sommes d’argent doivent, dans tous les cas, être soit majeurs, soit mineurs émancipés.
Les handicapés physiques ou mentaux bénéficient d’un abattement de 159 325 euros. Cet abattement se cumule avec l’abattement personnel dont ils peuvent bénéficier par ailleurs en qualité d’ascendant ou de descendant, de frère ou sœur ou de neveu ou nièce, ainsi qu’avec les abattements des donations entre époux ou partenaires d’un PACS et ceux des donations aux petits-enfants et arrière petits-enfants. Ainsi, par exemple, pour une donation d’un père à son fils handicapé, le total des abattements sera de 318 650 euros.
Par ailleurs, en cas de donation de titres issus de stock-options après la durée d’indisponibilité fiscale, la plus-value d'acquisition est désormais taxée entre les mains du donateur. Cette mesure n'est toutefois applicable qu'aux options attribuées à compter du 20 juin 2007, le donateur ne supportant aucune imposition pour celles attribuées avant cette date.
Le PEA est un compte titres spécifique, associé à un compte espèces, permettant aux particuliers domiciliés fiscalement en France d’investir, dans des conditions fiscales privilégiées, notamment en titres de sociétés ayant leur siège en France.
Si la durée de vie « normale » d’un PEA est de 8 ans, l’avantage fiscal est acquis dès l’expiration de la cinquième année du plan.
L'investissement maximal en espèces est de 132 000 euros par plan (possibilité d'ouvrir deux PEA pour un couple marié), soit donc un plafond de versement de 264 000 euros pour un couple marié soumis à imposition commune. Les dividendes attachés aux titres inscrits sur le PEA ne peuvent être versés que sur ce plan ; ils sont capitalisés en franchise d'impôt (pour les titres cotés).
Si le titulaire du compte ne réalise aucun retrait avant la fin de la cinquième année, les actions inscrites en compte PEA bénéficient de l’exonération totale d’impôt (hors prélèvements sociaux calculés en fonction de chaque période pendant laquelle la fraction du gain est constatée), sur les plus-values réalisées et sur les revenus mobiliers encaissés. Il est en outre possible, sous certaines conditions, en cas de clôture de PEA de plus de 5 ans présentant une perte en capital, d’imputer cette perte sur les plus-values de cession de valeurs mobilières et droits sociaux réalisées au cours de la même année ou des dix années suivantes.
Les actions de sociétés ayant leur siège dans un Etat membre de l’Union Européenne, en Islande ou en Norvège, reçues en contrepartie d’actions cotées figurant sur le plan, dans le cadre d’une opération d’échange, de fusion, d’une scission ou d’une opération assimilée, sont également éligibles au PEA.
Les dividendes distribués en 2011 par les sociétés françaises à des personnes physiques non-résidentes sont soumis à une retenue à la source au taux maximum de 25% (taux réduit, sous réserve de certaines conditions, à 19% pour les résidents d’un Etat membre de l’Union européenne, d’Islande ou de Norvège). Toutefois, ces retenues peuvent se trouver réduites, voire supprimées, par l’effet des conventions fiscales internationales. C’est notamment le cas lorsqu’il est prévu expressément par les textes que seul l’Etat de la résidence du bénéficiaire peut imposer les dividendes perçus par le bénéficiaire*.
En matière de plus-values mobilières, les personnes qui ne sont pas fiscalement domiciliées en France sont expressément exonérées de toute imposition en France (sous réserve du respect de certaines conditions).
*Cependant, quel que soit le lieu de résidence du bénéficiaire, une retenue à la source, de 50% en 2011, est appliquée, lorsque les dividendes payés depuis le 1er mars 2010 le sont hors de France, dans un Etat ou un territoire non coopératif.
Dernière modification le 02/04/2011
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